BREXIT et la politique énergétique du Royaume-Uni

La Grande-Bretagne devrait quitter l’Union européenne le 29.03.2019 si un accord est conclu entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne. Bien sûr, cela n’a pas encore été convenu, et je discuterai plus en détail des conséquences. La question de savoir s’il s’agit d’un Brexit dur ou mou est ici de mon point de vue d’une importance centrale pour déterminer exactement comment le Brexit affecte l’économie énergétique de la Grande-Bretagne.

S’il s’agit d’un Brexit dur, la Grande-Bretagne devrait réduire de nombreuses initiatives antérieures, y compris les échanges transfrontaliers d’électricité avec l’UE et la construction d’un réseau électrique à l’échelle européenne dans lequel la Grande-Bretagne était auparavant également impliquée. La politique énergétique de la Grande-Bretagne deviendrait beaucoup plus indépendante.

Cela nous amène au point suivant :


Le Brexit influencera en premier lieu les directives de l’industrie énergétique en Grande-Bretagne, car jusqu’à présent, l’Angleterre devait s’adapter aux exigences réglementaires de l’UE.

Jusqu’à présent, l’OFGEM a soutenu le commerce transfrontalier de l’électricité, et ce pour de bonnes raisons : cela fait baisser les prix de l’électricité au Royaume-Uni et contribue à équilibrer la production d’électricité à partir de sources renouvelables. Bien que l’Angleterre couvre une grande partie de sa production d’électricité par l’énergie éolienne, la grande majorité de l’électricité au Royaume-Uni continue d’être produite à partir du gaz naturel et de l’énergie nucléaire.


Les gagnants d’une dure rupture dans le sens de l’industrie de l’énergie sont les États-Unis.

Les États-Unis et leurs importations de gaz liquéfié seraient les gagnants dans le cas d’une bréxite dure. Le Royaume-Uni est de plus en plus dépendant des importations d’énergie en raison de la diminution des réserves de pétrole et de gaz en mer du Nord britannique. Les États-Unis peuvent répondre à cette demande à court et moyen terme. Cela dépend bien sûr aussi de la capacité de la Grande-Bretagne à conclure un accord économique avec les États-Unis, qui doit également inclure les aspects énergétiques.

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La Grande-Bretagne aura du mal à tenir tête aux grandes puissances comme la Chine et les Etats-Unis en cas de rupture du poker énergétique, et ne profitera pas de la coopération dans l’achat d’énergie comme les pays de l’UE.

Mais la Grande-Bretagne trouvera dans les années à venir des partenaires commerciaux pour les importations d’énergie qui pourront en partie remplacer l’UE, notamment parce que la Grande-Bretagne est ouverte aux routes commerciales mondiales.

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