Politique énergétique de l’Arctique

L’Arctique est un paysage qui a beaucoup changé et qui libère lentement ses réserves d’énergie.

J’ai déjà examiné de plus près la politique énergétique de la Russie, mais je voudrais examiner de plus près la politique énergétique de l’Arctique. Ces dernières années, les changements climatiques à court terme ont provoqué un réchauffement de l’Arctique. Surtout, la Russie en a profité et a déjà annoncé ses revendications territoriales à un stade précoce. La Russie revendique la majeure partie du plateau continental de l’Arctique, où l’on croit trouver la plupart des ressources minérales de l’Arctique, y compris les réserves énergétiques de l’Arctique.


Les Etats-Unis sont plutôt indifférents, mais ne croient pas que la Russie puisse faire valoir des revendications territoriales.

En particulier, la Russie revendique des réserves énergétiques près des côtes de la Sibérie jusqu’à la mer Arctique. La crédibilité de ces affirmations dépend de la foi accordée à chaque aspect : entre autres choses, les caractéristiques géologiques sont-elles une indication des frontières géographiques? La Russie a-t-elle un droit sur l’océan Arctique en raison de sa frontière nord avec la Sibérie? La Russie peut-elle revendiquer ces zones sur la base de son histoire depuis le pays du Nord? Les Américains, par comparaison, n’ont même pas signé les traités internationalement valides reconnaissant les revendications territoriales des États riverains de l’Arctique, mais soulignent que la Russie n’a aucun droit légitime de s’emparer de la majeure partie de l’Arctique et d’exploiter ses réserves énergétiques.


Les autres États arctiques sont sceptiques quant aux revendications territoriales de la Russie, mais préviennent que si la Russie utilise l’Arctique sur le plan économique, ils feront eux-mêmes des revendications territoriales.

De plus, d’autres États de l’Arctique revendiquent des droits territoriaux sur certaines régions situées près de leurs propres frontières territoriales, dont le Canada et la Norvège. La Norvège elle-même est très bien placée pour déployer ses forces arctiques de manière ciblée et dispose de réserves énergétiques suffisantes en mer du Nord si elle ne souhaite pas reconnaître les revendications de souveraineté de la Russie dans l’Arctique. Il y a là un certain potentiel de conflit. Le Canada, pour sa part, n’a pas encore fait valoir ses revendications territoriales.


Sources:

Damien Degeorges, Planète Arctique, Le Monde.fr: La France et l’Arctique au-delà de la COP21, 2016: http://arctique.blog.lemonde.fr/

Pierre Thouverez, Techniques de l’Ingénieur, Entreprises et marchés, L’Arctique devient une priorité pour la Russie, 2017: https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/arctique-priorite-russie-50409/

République Française, Le Grand Défi de l’Arctique, Feuille de Route Nationale Sur L’Arctique, 2016: https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/frna_-_vf_-17-06-web-bd_cle8b359f.pdf 


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