La politique énergétique de l’Afrique

Différences régionales dans l’orientation de la production d’énergie

J’avais déjà étudié les politiques énergétiques de deux pays auparavant, c’est-à-dire les relations franco-allemandes en matière de politique énergétique. Dans cette section, j’aimerais entrer plus en détail dans la politique énergétique de l’Afrique, en examinant les différents centres régionaux. Dans les pays du sud du Sahara, il s’agit aussi d’assurer l’approvisionnement en électricité, qui n’est pas garanti partout. Il est donc d’autant plus important de veiller à ce que les réserves énergétiques des pays africains soient utilisées aussi efficacement que possible. Entre autres choses, la construction d’usines d’incinération des déchets en Afrique est fortement encouragée, et ce n’est que récemment qu’une grande usine d’incinération des déchets a été ouverte en Ethiopie, qui produit de l’électricité à partir des déchets de la capitale Addis Abeba.


Tirer les leçons de l’expérience acquise dans le domaine de la production décentralisée d’énergie

D’après ma propre expérience de projets en Afrique, je peux dire que la demande de chaleur sera plus faible. Ici, l’accent est vraiment mis sur l’électricité.  Je considère que la taille des pays africains est particulièrement problématique par rapport aux pays européens, qui sont beaucoup plus petits et dans lesquels des voies navigables sont disponibles pour le transport de marchandises, alors que les pays africains sont beaucoup plus grands, ce qui entraîne des coûts d’investissement élevés. Ces investissements devraient être couverts par des rendements élevés, ce qui n’est souvent pas le cas. C’est pourquoi des concepts de solutions décentralisées sont nécessaires pour la production d’énergie. C’est pourquoi l’accent est souvent mis sur l’énergie solaire et la production d’électricité à partir de la biomasse, bien que cette dernière, comme dans le cas du Brésil, puisse constituer une solution à long terme avec la production de carburants à partir de la canne à sucre. La principale raison pour laquelle la technologie solaire fonctionne si bien dans les pays africains est que les coûts de production ont énormément baissé, ce qui permet d’utiliser cette technologie à grande échelle et sans connexion directe au réseau électrique. La forte irradiation solaire de certains pays proches de l’équateur garantit une utilisation élevée tout au long de l’année, ce qui ne serait pas le cas en Europe. Je fais aussi référence à un article que j’ai lu chez jeuneafrique.


Dépôts de combustibles fossiles en Afrique

Il convient également de souligner que les réserves énergétiques continueront à jouer un rôle important dans l’approvisionnement énergétique de l’Afrique à l’avenir. Mais ces réserves doivent aussi être affectées au développement des pays africains.

Certains pays du continent africain, notamment l’Angola, la Libye et le Nigeria, disposent d’importantes réserves de pétrole et de gaz. Il faut dire que dans le cas du Nigeria et de la Libye en particulier, l’instabilité politique de ces pays réduit considérablement la production d’énergie et affecte également les taux de production et les investissements dans les usines.

J’ai discuté plus en détail des répercussions politiques et morales de la mauvaise gestion des ressources énergétiques de l’Afrique dans un article en anglais intitulé “Heart of Darkness“.


Répertoire des sources:

Sebastian Sterl, jeuneafrique, [Tribune] Énergies solaire et éolienne, une complémentarité à repenser, 19 septembre 2018, [https://www.jeuneafrique.com/631758/societe/energies-solaire-et-eolienne-une-complementarite-a-repenser/]

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